Programme scientifique > Conférences

Deux conférences seront organisées dans le cadre de ce CIPSA.


Conférence d'ouverture du 3 juillet :

Juan Manuel Falomir-Pichastor, Professeur ordinaire de Psychologie Sociale à l'Université de Genève (Site Web)

Titre : Processus identitaires dans l’arrêt de la consommation de tabac : Le rôle de la dépendance tabagique.

Les efforts de prévention contre le tabagisme continuent à se centrer principalement sur l’apport d’information concernant les conséquences négatives de ce comportement, ainsi que sur les moyens pour aider les fumeurs à vaincre la dépendance au tabac. La présente communication visera à montrer l’importance négligée des processus identitaires dans la consommation de tabac. Dans un premier temps, je ferai état des recherches étudiant les différents processus identitaires associés à l’initiation et au maintien de la consommation de tabac. Dans un deuxième temps, j’aborderai le rôle de la dépendance dans la motivation à arrêter de fumer. Spécifiquement, j’analyserai d’abord la manière dont la littérature interprète le rôle de la dépendance tabagique, et je proposerai ensuite un modèle alternatif basé sur les processus identitaires qui seraient associés à cette dépendance. Finalement, je présenterai des recherches récentes que nous avons menées afin d’étudier le rôle des processus identitaires associés à l’effet de la dépendance sur la motivation des fumeurs à arrêter de fumer.

Conférence de clôture du 5 juillet :

Félix Neto, Professeur de Psychologie à l'Université de Porto (Site Web)

Titre : Relations interculturelles, santé mentale et préjugés.

La Psychologie Sociale, en lien avec d’autres sciences sociales, peut contribuer à la compréhension des facteurs susceptibles de faire des relations interculturelles des évènements positifs susceptibles de favoriser le développement personnel et sociétal. Les relations interculturelles entre migrants et sociétés d’accueil ne peuvent être véritablement comprises que si les deux entités sont examinées conjointement. L’adaptation à un contexte multiculturel n’est en effet pas un sujet qui concerne seulement les migrants. Les attitudes et les comportements des membres de la société d’accueil sont également à prendre en compte. Bâtir une société multiculturelle harmonieuse dépend de facteurs qui concernent les uns et les autres. Dans cette optique, nous traiterons d’un certain nombre de questions de recherches sur les relations interculturelles mutuelles. Nous nous proposons de tester trois hypothèses : l’hypothèse dite multiculturelle, l’hypothèse des contacts et l’hypothèse de l’intégration.

Préjuges et discriminations peuvent, cela va sans dire, être des sources de problèmes et de conflits dans les relations interculturelles. Les expériences de discrimination constituent l’un des principaux facteurs de stress chez les migrants. Nous examinerons donc les relations entre les expériences perçues de discrimination et des indicateurs de santé mentale. Nous nous intéresserons plus particulièrement aux problèmes psychologiques associés à la solitude. Nous verrons que l’interprétation subjective de certains évènements comme étant de nature discriminatoires a des conséquences en termes de problèmes psychologiques et en termes de solitude.

Etant donnée la relation entre préjugés et santé mentale, la question que l’on peut se poser est : Peut-on réduire les préjugés ? Les connaissances progressivement acquises sur les préjugés ont concerné avant tout le problème de leur réduction. Certains programmes se sont focalisés sur le changement de contexte social et ont concerné, par exemple, l’effet des changements dans les politiques publiques ou des changements dans les contextes d’éducation et de travail. D’autres programmes, d’orientation plus psychologique, ont essayé de réduire le développement de stéréotypes, d’attitudes négatives et discriminatoires. Les recherches que nous allons présenter se situent à ce second niveau. Plus particulièrement, nous examinerons l’efficacité de programmes musicaux d’éducation interculturelle en vue réduire les préjugés, tant au niveau explicite qu’implicite.

Nous essayerons finalement d’illustrer la manière dont l’analyse conceptuelle et les résultats de travaux empiriques peuvent aider à comprendre et peut-être à rendre plus positives les relations interculturelles. 

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